Les trains du Mont-Blanc n°4 : Le Tramway du Mont-Blanc
45,00 € TTC
Ouvrage relié, 24 x 32 cm , 180 pages, relié sous couverture rigide pelliculée – Plus de 400 illustrations, dont plus de 80 en couleurs – Auteur : J. Banaudo – Editions du Cabri
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Gravir le Mont-Blanc en chemin de fer : tel était le pari un peu fou des visionnaires qui lancèrent cette idée, en pleine révolution industrielle du 19ème siècle. Ce fut le temps des projets farfelus, tels qu’un métro enterré sous un glacier, un colossal ascenseur s’élevant verticalement sous le toit de l’Europe ou un chemin de fer à crémaillère dont l’inclinaison dépassait tout ce qui avait été réalisé jusque là dans le monde…
Après bien des polémiques, une ligne fut concédée sous une curieuse raison sociale : le Tramway du Mont-Blanc. Tramway parce que sur les premières centaines de mètres, les trains qui allaient tutoyer les cimes commenceraient prosaïquement leur ascension en roulant dans les rues du village du Fayet, point de départ de la ligne !
Les promoteurs de l’entreprise, audacieux mais réalistes, avaient étudié en effet un tracé économique et facile à exploiter. Dans un premier temps, leurs ambitions se limitaient même à l’Aiguille du Goûter, le prolongement jusqu’au Mont-Blanc n’étant envisagé qu’en ultime étape. Et c’est bien par étapes que la ligne fut mise en service.
En 1909, le train desservit le cœur du bourg de Saint-Gervais-les-Bains et le Col de Voza, qui allait devenir grâce au rail un centre de randonnées et de sports d’hiver. En 1911, il dépassa 2000 mètres d’altitude pour atteindre le Mont-Lachat. En 1913, il s’arrêta net au milieu du chaos rocheux du Nid d’Aigle, en vue du Glacier de Bionnassay : un terminus provisoire, pensait-on. Mais les difficultés financières puis la première guerre mondiale allaient rendre ce provisoire définitif ! En bientôt un siècle d’existence, le Tramway du Mont-Blanc a suivi une carrière parallèle, mais ô combien différente, de celle du Chemin de fer de la Mer de Glace. Moins prestigieux, moins médiatique, mais peut-être aussi plus familial , plus proche des habitants de la région et des touristes qu’il véhicule.
Electrifié depuis 1957, il fonctionne cinquante ans plus tard avec le même matériel. Et son prolongement de quelques centaines de mètres jusqu’au nouveau refuge du Nid d’Aigle, à 2400 mètres d’altitude, est en projet.
Depuis les premiers projets, dignes de Jules Verne, jusqu’aux plus récents travaux qui vont prolonger la ligne à l’aube du 21ème siècle, l’ouvrage de José Banaudo traite tous les aspects, humains comme techniques, d’une passionnante tranche d’histoire qui se poursuit chaque jour, au rythme lent de la roue dentée s’engrenant sur la crémaillère.
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