Vers la réouverture de la ligne Perpignan – Villefranche

Après une année d’interruption de service, les usagers de la ligne de train Villefranche-de-Conflent — Perpignan sont à bout de patience, raison pour laquelle ils ont tenu à marquer leur mécontentement en manifestant ce jeudi 24 juillet 2025 à Perpignan, où une soixantaine de personnes se sont rassemblées dans la gare à l’appel de l’association « Train en Têt » sous des pancartes « Un an c’est trop » ou « Mon train, j’en ai besoin » avant de partir défiler jusqu’à la préfecture, avec le soutien de plusieurs élus locaux du Département et de la Région ainsi que de militants de divers syndicats.

La situation a longtemps été bloquée pour diverses raisons, dont un litige entre la SNCF et la commune d’Eus sur le devenir du pont endommagé.

Toutefois, le contexte a récemment évolué puisque la mairie d’Eus (dont le nouveau maire, Philippe Dorandeu, a entretemps été élu en mai 2025 en remplacement de l’ex-édile démissionnaire, Joseph Montessino) vient d’acter la solution de la destruction de l’ouvrage privilégiée par SNCF Réseau.

Après un long feuilleton et de nombreux retards, Aude Vives, vice-présidente des Pyrénées-Orientales et conseillère municipale de la ville de Prades, se veut confiante sur l’issue de ce dossier : « La commune a signé le protocole de démolition du pont. Ce qui veut dire que les circulations vont pouvoir reprendre d’ici 12 à 14 semaines de chantier, qui pourrait débuter après le mois d’août. Une réouverture pour Noël 2025 est donc espérée.

Information © DR – Presse locale

Un commentaire

  1. Comment comprendre -si ce n’est notamment par le manque de volonté de l’exploitant à faire circuler des trains- qu’il faille 14 semaines pour démolir un (petit) pont et plus d’un an depuis l’accident d’origine d’Eus, avant d’envisager une reprise complète des circulations ferroviaires entre Perpignan et Villefranche-Vernet-les-Bains ? (le tout après la précédente interruption de trafic consécutive à l’accident du passage à niveau de Millas). Je prends en référence l’opération de démolition-remplacement en 48 h il y a quelques années du pont ferroviaire en sortie de la gare de Toul (Meurthe-et-Moselle) direction Nancy (ligne Paris-Strasbourg double voie électrifiée). Même si le contexte est différent (passage inférieur / passage supérieur, accident / travaux programmés), quand on veut, on peut, quand on ne pense qu’à fermer des lignes, on laisse traîner au détriment des populations (non) desservies.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *