
Nouvelle convention franco-italienne approuvée
La nouvelle convention franco-italienne gérant la ligne franco-italienne de la Roya a été approuvée par le Parlement français.
Un passage attendu depuis des années et destiné à marquer l’avenir du chemin de fer Cuneo-Breil-Ventimiglia. L’Assemblée nationale française a définitivement approuvé mardi 31 mars 2026 le projet de loi ratifiant la nouvelle convention entre la France et l’Italie pour la gestion de la ligne internationale historique, considérée comme stratégique pour le territoire de Cuneo et pour les liaisons entre le Piémont, la Ligurie et la Côte d’Azur.
Le ministre français des Transports Philippe Tabarot a souligné l’importance du moment, qui sur ses réseaux sociaux a parlé d’une « journée historique pour la ligne Cuneo-Breil-Vintimille », soulignant comment le nouvel accord permettra de lancer des investissements et d’améliorer progressivement la qualité du service, dans le but de rendre les trains plus rapides et plus fiables. L’entrée en vigueur effective de la convention est prévue avant l’été.
La nouvelle convention, signée à Milan le 12 avril 2024, remplace l’ancien accord de 1970 et redéfinit de manière plus équilibrée les responsabilités et les coûts entre les deux pays. En particulier, le système précédent qui obligeait l’Italie à supporter la quasi-totalité des dépenses du trafic français est dépassé, une situation qui avait généré des tensions et des retards d’investissement au fil des ans.
Avec le nouvel accord, la France et l’Italie partageront les coûts en fonction du nombre de trains circulant sur la ligne, avec une part minimale de 25 % à la charge de chaque pays. Une nouveauté significative étant donné que l’exercice de la route française enregistre un déficit croissant, passé d’environ 2,1 millions d’euros en 2020 à près de 4,7 millions en 2025. Pour 2026, la part française devrait se situer autour de 1,2 million d’euros sur un déficit estimé à 3,6 millions.
La convention introduit également une répartition claire des rôles : la gestion de l’infrastructure sur la ligne française sera confiée à la SNCF Réseau, tandis que la planification des horaires sera coordonnée par le gestionnaire italien RFI, qui gérera les demandes des entreprises ferroviaires italiennes et françaises. Les tarifs d’utilisation de la ligne seront fixés conformément à la législation ferroviaire française, tandis que les gares sur le territoire français resteront sous la responsabilité de l’État français.
Les détails de la convention n’ont toujours pas été dévoilés au public. Nous disposons par contre d’un échéancier des travaux.
Lien vers le compte-rendu des débats : https://www.assemblee-nationale.fr/…/l17b2581_rapport-fond
